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Session Criminelle du 30 janvier 2018

DOSSIER DE PRESSE. JUSTICE

PREMIERE SESSION CRIMINELLE DE LA COUR D’APPEL DE BANGUI

du 30 janvier 2018

En ce jour du 30 janvier 2018 s’est tenue en la salle d’audience de la cour de Cassation de Bangui la continuité de la session criminelle concernant l’affaire Ministère Public contre madame NZALE Sonia Bénédicte incarcérée depuis trois ans à la maison d’arrêt des femmes de BIMBO dans L’OMBELLA M’POKO

Rappelant que madame NZALE Sonia Bénédicte est reprochée de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans avoir l’intention de la donner

Le Ministère Public était représenté par l’Avocat Général Benoît Narcisse FOUKPIO

Le Président de la séance était le magistrat Thierry Joachim PESSIRE

On a reproché à l’accusée le fait qu’elle aurait ligoté, tabassé et donné une potion traditionnelle (GONDA) à sa victime qui selon elle était sorcière en la personne de madame INGUINZA YALANGA Suzanne âgée de 70 ans. L’accusée reprochait à sa victime l’ensorcellement de son fils qui était décédé par la suite, ainsi, la confirmation de l’accusation était faite par un charlatan (KOYA) domicilié à M’POKO Bac qui dans sa pratique avait extrait un morceau de pagne et de l’os sur respectivement l’œil gauche et la gorge de l’enfant

Il souhaitable de rappeler que les sites des déplacés en Centrafrique comportaient beaucoup d’énigme du genre. Cet événement sur le site était géré par un Comité de Gestion du site qui était censé représenté l’autorité pour la bienséance de la population du site. Voilà que le seul témoin à charge monsieur Dénis NDEMAYO qui faisait partie de ce Comité de Gestion a apporté des éclaircissements selon lesquels madame Bénédicte Sonia NZALE n’était ni associée de près ou de loin à ce crime dont madame INGUINZA YALANGA Suzanne était victime. Selon le témoin, les enfants soldats et les ANTIBALAKAS du site en étaient les coupables, c’était eux qui ont donné la potion traditionnelle à boire à madame INGUINZA et l’ont tabassée à mort après l’avoir soupçonnée et accusée de sorcière, cette dernière est décédée sur le chemin de l’hôpital

Le Ministère Public dans son réquisitoire a changé de terme d’accusation et reprochait à l’accusée NZALE Bénédicte Sonia d’être l’auteur intellectuel, matériel et instigatrice de la mort de madame INGUINZA YALANGA Suzanne, proposant la condamnation de l’accusée selon l’article 70 du code pénal

La défense représentée par NDJAPOU et NZAMA ont démontré et nettoyé d’un revers de main que leur cliente n’était pas absente lors des événements, qu’on lui a rapportée seulement les faits

La parole a été donnée à l’accusée qui ne reconnaissait toujours pas son implication dans ces événements qui auraient entrainé la mort de madame INGUINZA YALANGA Suzanne, clamant son inquiétude sur l’éducation des enfants qu’elle a abandonnés pour des raisons infondées