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Session Criminelle du 1er août 2018: le procès

DOSSIER DE PRESSE. Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

 

En ce jour du 1er août 2018 en la salle d’audience de la Cour de Cassation de Bangui s’est tenu la suite du procès Ministère Public contre Idriss Ahmed El BACHAR, Line ALGONI ANESSER, Yaya Idriss, CONGONENDJI Jean Vincent, MBREYO Fabrice, NZAPAMOUNAZO François, Ali DJIADJINE, YOUSSOUF Ismaël, Ali MOUSSA, Abdel MADJID, FADOUL Altehim, SADAM Issen, BAHAL Issen, tous inculpés pour Association des malfaiteurs, détention illégale d’arme et munitions de guerre, crime de guerre et contre l’humanité, rébellion, atteinte à la sureté intérieur de l’Etat, crimes punis et prévus par les articles 411, 412, 259, 154, 155, 157, 158, 381, 383, 384 et 285 du code pénal centrafricain. A la reprise de la séance de ce mercredi, la cour garde toujours la même composition constituée de :

PRESIDENT : le magistrat Hors Hiérarchie, Président de la Cour d’Appel de Bangui Rock Alfred NGOUMBRE

ASSESSEUR : 1 – le magistrat Nicaise Didier NGUIGRA

                       2 – le magistrat Parfait BIAKETE

MINISTERE PUBLIC : le magistrat Hors Hiérarchie, Procureur Général Éric Didier TAMBO

PARTIE CIVILE : aucun avocat s’est constitué

LA DEFENSE : 1 – Maître DJAPOU Aristide

                         2 – Maître PARITOINE Roger

                         3 – Maître LAVOU Jérémie

                         4 – Maître NGBOKOLI Guy

                         5 – Maître MOCTAR Moustapha

GREFFIER RAPPORTEUR : Rodrigue NANGBEÏ

HUISSIER : Noël NGOUNIO

Cette journée est marquée par les auditions tendant à rechercher la vérité, ainsi il convient de souligner que deux accusés ont comparu devant la barre à savoir YAYA Idriss et IDRISS El Bachar.

L’accusé Yaya Idriss se disait conseiller politique au sein du Mouvement Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (MPRC), déposait contradictoirement à sa déposition faite lors de son audition au bureau du juge d’instruction, ce qui affecte le Procureur Général qui se voit obliger de préciser les faits selon les chronologies, soulevant une vive réaction des avocats de la défense qui réfutaient les accusations du Procureur Générale qui selon eux auraient tendance à être utilisées comme éléments de preuves contre leur client.

Plusieurs questions ont été posées à l’accusé Yaya Idriss pour confirmation des circonstances de leurs arrestations, appartenance au groupe armé à savoir MPRC, ce dernier nie tout et remet en cause le procès-verbal du bureau du juge d’instruction qui a permis son inculpation. Pendant des heures durant, l’accusé a fait promener la cour sur un terrain complètement aride, et le Président de la cour a fait preuve d’un professionnalisme exceptionnel, pour ainsi tirer les vers du nez de l’accusé sur certains de ses propos tenus devant cette barre sans se rendre compte qui exprimait sa position en tant que haut responsable du MPRC.

Le Président Rock Alfred NGOUMBRE alors magistrat Hors Hiérarchie, a rappelé devant la barre l’accusé Idriss El Bachar, qui dans sa présentation de coutume devant la cour serait un détenteur de Doctorat en Economie, après un cursus scolaire épatant, et se dit avec affirmation à haute et intelligible voix être le Président exécutif du Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC). Cet intellectuel a affirmé que tous les accusés passés devant cette barre ne peuvent pas venir mentir ici ne pas appartenir à un groupe armé et être détenteur d’arme à feu. Ils ont tous des armes, et ils étaient en train de rejoindre d’autres groupes armés sur Bambari pour s’unir dans une coalition unique le Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et combattre Ali Ndarassa avec ses groupes qui selon pillent et détruisent la population et les infrastructures de Bambari. C’est à ce moment-là que les éléments de la MINUSCA les ont appréhendés.

Le temps passait très vite que le Président a décidé de suspendre l’audience pour la reprendre le lendemain à 8 heures.